Perché au sommet de cette tribune provisoire de près de 20 mètres de hauteur, le reporter s’apprêtait à commenter la demi-finale de Coupe de France entre Bastia et l’OM. Autour de lui, 8 000 personnes avaient pris place et attendaient le coup d’envoi.
Les mots de Michel Vivarelli, ses derniers, ornent désormais le chemin qui mène jusqu’au mémorial des victimes.
Commémorations « symboliques »
« Cette année, ce sont des commémorations assez symboliques et particulières », selon Josepha Guidicelli, la présidente du collectif de victimes, qui a perdu son père, Jean-Pierre Guidicelli, lui aussi journaliste. « Symboliques », parce que « ce sont les 30 ans de la tragédie », et « particulières parce que le 14 octobre il y a eu cette loi qui est venue geler les matches lorsque ça tombe un 5 mai », souligne-t-elle.
Cette demande qu’aucun match de football de Ligue 1, de Ligue 2, de Coupe de France et du Trophée des Champions ne soit joué le 5 mai, définitivement adoptée par le Parlement, « était très importante pour nous », rappelle celle qui avait 4 ans le jour du drame.
Ce fut « une tragédie nationale, une des pages les plus sombres de l’histoire sportive » française, avait souligné la ministre des Sports Roxana Maracineanu en février 2020, lors de l’adoption par l'Assemblée nationale du texte porté par un député corse.
Inlassablement, les victimes butaient jusque-là sur les réticences de la Ligue de football professionnel et de la Fédération française de football (FFF), gênées dans l’organisation de leurs compétitions.
L’OM jouera quand même
Alors certes, il y aura ce Marseille - Feyenoord jeudi, en demi-finale retour de Ligue Europa Conférence. Une rencontre que Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, ou Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio, avaient appelé à déplacer à une autre date. Sans succès.
L’OM, qui a sollicité l’UEFA pour pouvoir « faire quelque chose » le jour du match, est encore dans l’attente d’une réponse.
« C’est dommage pour la symbolique », regrette Mme Guidicelli. « Mais ça ne changera rien à nos commémorations », marquées comme chaque année par une cérémonie de recueillement à 16 heures devant la stèle, là où la tribune s’est effondrée. Puis ce sera une messe à la cathédrale de Bastia, à 18 heures.
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