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Wednesday, September 21, 2022

Une louve abattue dans le Doubs alors qu’elle attaquait un troupeau - Le Parisien

Une louve a été abattue par un lieutenant de louveterie mardi soir à Longevilles-Mont-d’Or (Doubs) - une commune située sur la frontière avec la Suisse -, dans le cadre « d’un tir de défense simple » prévu par la loi, alors qu’elle s’attaquait à un troupeau avec deux autres loups, a annoncé la préfecture ce mercredi.

« Ce mardi 20 septembre, vers 22h40, un binôme de lieutenants de louveterie a procédé au tir létal d’une louve sur une parcelle où un troupeau avait été prédaté dans la nuit du 18 au 19 septembre aux Longeville-Mont-d’Or », a précisé la préfecture dans un communiqué.

Un tir réalisé « dans les conditions requises »

« Ce tir a été réalisé dans le cadre d’un tir de défense simple, prévu par l’arrêté ministériel du 23 octobre 2020 et autorisé par arrêté préfectoral en date du 19 septembre 2022. Il a été mis en œuvre alors que trois loups étaient observés en situation d’attaque sur le troupeau du GAEC concerné », a-t-elle aussi déclaré. La préfecture ajoute que les observations effectuées par le chef de service de l’Office français de la biodiversité (OFB) après le tir établissent qu’il « a été réalisé dans les conditions requises par la réglementation ».

Le préfet du Doubs, Jean-François Colombet, rappelle quant à lui « l’importance de travailler rapidement à une stratégie équilibrée de gestion de cette prédation afin d’assurer la bonne cohabitation entre les éleveurs bovins et le loup, espèce protégée, sur notre département ».

En France, le loup gris, revenu de lui-même depuis l’Italie, connaît une dynamique démographique favorable depuis 10 ans, et l’Office français de la biodiversité (OFB) estime sa population entre 826 à 1 016 individus.

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António Guterres annonce un « hiver de mécontentement » alors que les multiples crises dans le monde pourraient s'aggraver - EURACTIV France

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a dressé mardi (20 septembre) un sombre tableau de l’évolution de la situation mondiale, évoquant un « hiver de mécontentement mondial » dû à la hausse des prix, au réchauffement climatique ainsi qu’à des conflits meurtriers.

« Notre monde est au plus mal », a déclaré Antonio Guterres lors du débat annuel de l’Assemblée générale des 193 membres des Nations unies à New York.

Selon le nouveau bilan de l’ONU, les pays sont aux prises avec « un dysfonctionnement mondial colossal » et sont de moins en moins prêts ou disposés à relever les grands défis.

« Un hiver de mécontentement mondial se profile à l’horizon », a déclaré M. Guterres.

« La confiance s’effrite, les inégalités explosent, la planète brûle, les gens souffrent et les idéaux de la Charte des Nations Unies sont en danger », a-t-il ajouté en présentant le rapport annuel sur les travaux de l’instance.

Soulignant que la coopération et le dialogue sont les seuls moyens d’aller de l’avant, il a averti qu’« aucune autre nation ou pays ne devrait avoir à supporter [ces conséquences] ».

Ukraine : une paix improbable ?

La guerre menée par la Russie en Ukraine a jeté une ombre sur la réunion et la plupart des participants ont déclaré que les chances de dialogue entre les Russes et les Ukrainiens à New York étaient faibles.

M. Guterres s’est fait l’écho de cette idée dans son discours d’ouverture en déclarant que le temps des négociations de paix sur l’Ukraine viendrait, mais qu’il ne pensait pas que cela allait arriver dans un avenir immédiat.

« Cette guerre ne durera pas éternellement. Il y aura un moment où des négociations de paix auront lieu », a expliqué M. Guterres aux journalistes plus tard lorsqu’il s’est exprimé aux côtés du président autrichien Alexander Van der Bellen.

« Je ne vois pas cela dans l’avenir immédiat. Mais je peux dire une chose : nous n’abandonnerons jamais. »

Sécurité alimentaire

La sécurité alimentaire était un autre point majeur de l’ordre du jour. Avec en toile de fond les images du navire Brave Commander, l’un des navires utilisés pour transporter plusieurs tonnes de blé ukrainien à destination de l’Éthiopie, du Yémen et d’autres pays dans le besoin, que M. Guterres a qualifié de symbole de « ce que le monde peut accomplir lorsque nous agissons ensemble ».

Il a également salué « l’Initiative céréalière de la mer Noire, rendue possible par l’Ukraine et la Fédération de Russie elles-mêmes, avec le concours de la Türkiye [Turquie] », qui ont uni leurs efforts pour faire aboutir ce projet, en dépit de la complexité de la situation, des opposants et de l’enfer de la guerre.

Toutefois, bien qu’elle se présente comme une force de médiation neutre, la Turquie a été accusée ces dernières semaines d’être un pays qui pourrait aider d’autres pays à échapper aux embargos internationaux et aux sanctions.

Plus de 200 ONG ont appelé les dirigeants réunis pour l’Assemblée générale à prendre des mesures urgentes pour « mettre fin à la spirale de la crise alimentaire mondiale ».

« Dans le monde, 50 millions de personnes sont au bord de la famine dans 45 pays », ont-elles déclaré, avant d’ajouter que l’on estime que 19 700 personnes meurent de faim chaque jour, soit une personne toutes les quatre secondes.

L’Union européenne, les États-Unis, l’Union africaine et l’Espagne ont coprésidé un sommet spécial sur la sécurité alimentaire qui a également eu lieu mardi, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Ce sommet s’inscrit dans le prolongement d’une réunion du G7 qui s’est tenue en juin et au cours de laquelle les pays se sont engagés à consacrer environ 4,5 milliards d’euros à la lutte contre la faim dans le monde.

Changement climatique

Le changement climatique a également dominé la réunion, alors que le monde continue de subir les effets découlant des phénomènes météorologiques extrêmes.

« Nous avons rendez-vous avec la catastrophe climatique », a déclaré Antonio Guterres.

« Ce doit être la priorité absolue de chaque gouvernement et organisation multilatérale », a-t-il ajouté.

Alors que les températures mondiales augmentent et que les catastrophes naturelles, comme les inondations massives au Pakistan, se multiplient, M. Guterres a dénoncé un monde « accro aux combustibles fossiles » et a appelé les États à demander des comptes à ceux qui continuent d’investir dans ce secteur.

Il a appelé toutes les économies développées à taxer les bénéfices des combustibles fossiles et à utiliser les recettes pour compenser les dommages causés par le changement climatique et aider les personnes qui luttent contre les prix élevés.

« Les pollueurs doivent payer », a-t-il affirmé.

« Ces fonds doivent être réorientés vers les pays dans lesquels la crise climatique occasionne des pertes et vers les personnes mises en difficulté par la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie », a-t-il déclaré lors du rassemblement annuel des dirigeants mondiaux à New York.

Les autres crises

Outre l’urgence climatique et la perte de biodiversité ainsi que la guerre en Ukraine, le chef de l’ONU a également souligné des crises telles que la situation financière désastreuse des pays en développement et l’avancement des pays en ce qui concerne les objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU.

Il a également souligné les signaux alarmants liés à une multitude de nouvelles technologies, la montée des discours haineux et la surveillance numérique « hors de contrôle ».

« Nous ne disposons même pas d’un début d’architecture mondiale pour faire face à tout cela. »

M. Guterres a également évoqué d’autres conflits qui sont passés de plus en plus au second plan au cours des derniers mois.

Outre l’Afghanistan, où l’économie est dévastée et où les droits de l’homme sont bafoués, M. Guterres a également mentionné la reprise des affrontements en Éthiopie et en Haïti, où les gangs « détruisent les fondements mêmes de la société ».

« En Libye, les divisions continuent de mettre en péril le pays. En Irak, des tensions permanentes menacent la stabilité », a-t-il noté.

« En Israël et en Palestine, les cycles de violence sous l’occupation se poursuivent alors que les perspectives de paix fondées sur une solution à deux États s’éloignent de plus en plus », a-t-il ajouté.

Parmi les autres dirigeants qui se sont exprimés mardi, citons le président turc Recep Tayyip Erdoğan, qui a rencontré le Premier ministre israélien Yair Lapid, signe d’un réchauffement des relations après les critiques virulentes du président turc Erdoğan sur le traitement des Palestiniens par l’État juif.

Lundi (19 septembre), le secrétaire d’État américain Antony Blinken avait déjà convoqué la première réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie depuis que les combats y ont éclaté ce mois-ci. Les dirigeants européens, dont le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell, devraient assurer le suivi des efforts de médiation.

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Adé : un nouveau départ avec "Et alors ?", son premier album solo - Linternaute.com

Adé : un nouveau départ avec "Et alors ?", son premier album solo ADE. La chanteuse Adé publie son premier album en solo, "Et alors ?" ce vendredi 23 septembre, un an après la séparation du groupe qui l'a propulsée, Thérapie Taxi.

Santiags aux pieds et chapeau sur la tête : Adé publie son premier album en solo, Et alors ?, ce vendredi 23 septembre 2022. Un an après la séparation du groupe qui l'a fait connaître, Thérapie Taxi, la jeune chanteuse déploie ses ailes, direction les États-Unis et dévoile 13 titres inédits, portés par les singles Tout savoir et Sunset. Forte du succès de la première de ces deux chansons, écoutée quelque 6 millions de fois sur Spotify et dont le clip a été visionné 2,5 millions de fois sur YouTube, Adé enchérissait avec la seconde en août dernier.

De quoi attiser la curiosité de ses admirateurs, anciens ou nouveaux, autour de ce premier album en solo, qui oscille entre pop acidulée et country lumineuse. Adélaïde Chabannes de Balsac, alias Adé, y évoque l'amour joyeux ou déçu, les émotions vacillantes et la mélancolie. A l'occasion de la sortie de Et alors ?, Linternaute a pu rencontrer Adé, qui s'est essayée au jeu du Face_Com, répondant à tous vos commentaires, les meilleurs, comme les pires. La vidéo est à retrouver en en-tête de cet article.

Adé et Tout savoir

Le 20 avril dernier, la chanteuse publiait Tout savoir, son premier single, un an après la séparation du groupe qui l'a fait connaître. Une chanson ambiance far ouest américain, sortie accompagnée d'un clip réalisé par Stéphane Barbato. On y découvrait alors l'artiste dansant dans le désert aux côtés d'un cow-boy électrique lumineux ou dans une chambre de motel à Nashville. 

A 26 ans, Adélaïde Chabannes de Balsac de son vrai nom annonçait à ce moment-là la sortie de son album, Et alors ?, publié vendredi 23 septembre 2022. Un disque enregistré justement à Nashville, dans le Tennessee, berceau de la musique country et americana. Deux styles qui définiront les chansons de ce premier opus en solo, qu'Adé a écrit, composé et co-réalisé.

Adé, lancée par Thérapie Taxi

Avant ce tournant dans sa carrière, Adé s'est fait connaître avec le groupe Thérapie Taxi, formé à Paris en 2013. Un trio au succès fulgurant, notamment grâce au tube Hit Sale en featuring avec le rappeur belge Roméo Elvis, mais qui se sépare en 2021, après huit ans de carrière et deux albums studio. Leur dernier concert a eu lieu à Paris, au Zénith, le 8 octobre 2021.

"Lucide quant à l'éphémère endurance que le carburant de leur insolente jeunesse leur accorderait, le groupe avait acté dès le départ la fin de la course et il s'y tiendra, sans regret, mais avec l'assurance d'avoir accompli l'essentiel", peut-on lire à ce sujet dans un communiqué de presse.

Adé en tournée

A l'occasion de la sortie de son album Et alors ?, la chanteuse Adé partira sur les routes de France début 2023, pour une tournée qui la mènera à Toulouse, Bordeaux ou Nantes, mais aussi à La Maroquinerie de Paris les 1er et 2 février. Voici toutes les dates : 

  • 13 janvier 2023 - Sannois - EMB
  • 18 janvier 2023 - Hérouville St Clair - BBC
  • 19 janvier 2023 - Tourcoing - Le Grand Mix
  • 20 janvier 2023 - Rouen - Le 106
  • 25 janvier 2023 - Cognac - Les Abattoirs
  • 26 janvier 2023 - Toulouse - Métronum
  • 27 janvier 2023 - Bordeaux - Le Rocher de Palmer
  • 28 janvier 2023 - Nantes - Stéréolux
  • 01 février 2023 - Paris - La Maroquinerie
  • 02 février 2023 - Paris - La Maroquinerie

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Guerre en Ukraine : alors que Poutine mobilise une réserve de 300.000 hommes, les associations en France ont toujours besoin de vos dons - France 3 Régions

7 mois après le début de la guerre en Ukraine et l’invasion russe, les Ukrainiens vivent toujours dans un pays dévasté par les attaques. En Bourgogne-Franche-Comté, les associations n’ont jamais cessé leur travail de fond. Elles souhaitent que le temps qui passe n’efface pas les besoins d’aide internationale.

Le président Vladimir Poutine a annoncé mercredi 21 septembre la mobilisation de centaines de milliers de Russes pour combattre en Ukraine, prévenant l'Occident que Moscou utiliserait "tous les moyens" pour se défendre.

La mine grave, Vladimir Poutine, a accusé les pays occidentaux de vouloir "détruire" la Russie, d'avoir recours au "chantage nucléaire" contre elle, signifiant ainsi qu'il était prêt à utiliser l'arme nucléaire. Le conflit s’enlise, laissant des millions d’Ukrainiens loin de leur pays.

Les premières neiges sont tombées en Ukraine. Et pour aider les habitants touchés par la guerre, les dons deviennent primordiaux. « Il nous faudrait de la nourriture non-périssable, des conserves, des médicaments, des couvertures, des vêtements, du lait en poudre pour les bébés, des couches… », énumère Yuliya, vice-présidente de l’association Dijon-Besançon. Les mêmes nécessités qu’au début de la guerre, en fait. Or, les dons diminuent, comme le nombre des bénévoles d’ailleurs. Si l’association Ukraine Dijon-Besançon comptait 150 bénévoles au début de la guerre, elle en compte seulement 70 aujourd’hui. Les camions pour les convois ont dû mal à être remplis à ras bord. « Il faut qu’on trouve un maximum de produits pour remplir les camions car parfois ils partent sans être plein, et avec la hausse du prix du carburant, ça nous coûte plus cher qu’avant, il faut donc optimiser ces trajets » reconnaît Yuliya.

À Dijon, le point de collecte pour l’association Ukraine-Besançon est situé à la Banque alimentaire, les mercredis et jeudis de 9h00 à 15h00, 2 rue de Skopje. Pour ne pas oublier les Ukrainiens, une mobilisation est organisée tous les samedis, place d’Arcy à Dijon, à 15 h.

À Besançon, le restaurant ByS Factory, rue Battant, sert de point de collecte et la maison de quartier de la Grette, où se tiennent des cours de français, se fait le relais des questions à l’association.

Pour faire un don à l'association Ukraine Dijon Besançon

06 16 46 59 91

ukrainedb2125@gmail.com

Daniel Federspiel est désormais le président des Convois Solidaires. "Les bénévoles se sont groupés en association et on continue. Le dernier convoi date de fin juin. A l’intérieur, des fourneaux, du matériel médical et du matériel scolaire pour les écoles. Le prochain est prévu d’ici une dizaine de jours. Dedans des brancards, des chaises percées, des chaises roulantes, ce sera que du médical" nous explique-t-il.

Entre juin et septembre 2022 , s’il n’y a pas eu de convoi partant de Besançon vers l’Ukraine, les bénévoles se sont activés pour trouver de l’argent, ainsi 10 000 euros ont été trouvés pour acheter le matériel médical mentionné ci-dessous, et surtout il a fallu trouver un autre lieu de stockage, boulevard Diderot, prêté par le Crédit Agricole. Un lieu provisoire car l’association "Convois Solidaires" lance un appel pour trouver un autre site : si possible un hangar avec possibilité de stationnement, pour y organiser des points de collectes. Les convois ont besoin de dons de nourritures, vêtements, couvertures…

Un autre projet débutera fin septembre : il s’agit d’envoyer une équipe médicale à Lviv.

Pour faire un don aux Convois Solidaires

07 81 93 14 50

contact@les-convois-solidaires.org

Pour aider l’Ukraine et ses habitants, vous pouvez également faire des dons financiers à des associations reconnues comme la Croix-Rouge Internationale, Unicef, Médecins du monde…. Si vous êtes imposable en France, 75% du montant de votre don peuvent être déduits de votre impôt sur le revenu dans la limite de 1 000€ de don. Au-delà, la déduction s'élève à 66% dans la limite de 20% de votre revenu imposable. Un don de 100€, par exemple, ne vous coûte que 25€.

Selon l’UNHCR, le haut commissariat au réfugiés, au 13 septembre, plus de 7,2 millions de réfugiés venant de l’Ukraine ont été enregistrés à travers l’Europe depuis le 24 février. Plus de 6,9 millions de personnes seraient déplacées au sein de l’Ukraine.

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La Fed est prête pour une forte hausse des taux alors que les eaux deviennent agitées pour les banques centrales du monde. - Zonebourse.com

FILE PHOTO: Federal Reserve Board building on Constitution Avenue is pictured in Washington

Mercredi, la Réserve fédérale devrait relever ses taux d'intérêt de trois quarts de point de pourcentage pour la troisième fois consécutive et indiquer dans quelle mesure les coûts d'emprunt devront encore augmenter et à quelle vitesse pour maîtriser une flambée d'inflation potentiellement corrosive.

La décision politique, qui devrait être annoncée à 14 heures EDT (1800 GMT), marquera la dernière étape d'un changement de politique synchronisé par les banques centrales mondiales qui met à l'épreuve la résilience de l'économie mondiale et la capacité des pays à gérer les chocs de taux de change alors que la valeur du dollar s'envole.

Alors que les investisseurs s'attendent largement à ce que la Fed relève son taux directeur de 75 points de base pour le porter dans la fourchette 3,00 %-3,25 %, les marchés pourraient être déstabilisés par les projections économiques trimestrielles mises à jour qui seront publiées en même temps que la déclaration de politique générale.

Ces projections montreront où les décideurs de la Fed pensent que les taux d'intérêt se dirigent, combien de temps il faudra à l'inflation pour baisser et combien de "douleur" est susceptible d'être infligée à l'emploi et à la croissance économique des États-Unis en cours de route.

Si l'on se fie aux derniers mois, le scénario économique réécrit laisse présager un combat plus difficile que prévu, avec un taux des fonds fédéraux qui pourrait dépasser 4 % d'ici la fin de 2022, contre les 3,4 % prévus lors de la dernière série de projections en juin, et un chômage en hausse.

"Avec peu de preuves en main que les pressions inflationnistes s'atténuent, (le président Jerome Powell) est susceptible de remettre l'accent sur l'engagement de la Fed à faire ce qui est nécessaire pour amener l'inflation à l'objectif, même si cela signifie risquer une récession", ont écrit les économistes de la Deutsche Bank à la fin de la semaine dernière. "Ils (...) prévoiront un resserrement de la politique monétaire et une plus grande douleur sur le marché du travail."

La Deutsche Bank s'attend à ce que la banque centrale américaine doive finalement relever son taux directeur aux alentours de 5,00 %, un niveau proche du pic de 5,25 % observé entre mi-2006 et 2007, lorsque les décideurs de la Fed s'inquiétaient d'une bulle sur le marché immobilier américain, et qui pourrait amplifier les tensions dans l'ensemble du système financier mondial.

M. Powell doit tenir une conférence de presse à 14 h 30 pour expliquer la dernière décision politique, et son ton déterminera si elle est interprétée comme une prochaine étape hawkish avec plus de la même chose à venir, ou comme une dernière partie de la hausse des taux avant que la Fed ne revienne à des augmentations de taux plus conventionnelles de 50 ou 25 points de base alors qu'elle se dirige vers un point d'arrêt.

Powell a dû se corriger en temps réel sur la trajectoire probable de la Fed à deux reprises cette année. En juin, après qu'il ait largement exclu de relever les taux de trois quarts de point de pourcentage, un bond surprise de l'inflation a troublé le Comité fédéral de l'open market et a poussé ses membres vers une hausse plus importante. En juillet, le commentaire de Powell selon lequel la Fed pourrait passer à des hausses de taux progressives plus petites a été lu comme indiquant un pivot politique imminent.

Depuis lors, le ton du chef de la Fed est devenu ardemment belliciste et, avec la mesure préférée de l'inflation de la banque centrale dépassant de plus de trois fois son objectif de 2 %, une autre dose de discours dur est attendue.

"Les risques sont toujours orientés vers des taux directeurs terminaux plus élevés et nous nous attendons à une réunion du FOMC relativement hawkish", ont écrit les économistes de Citi mardi.

DANGER ACTUEL

L'attitude belliciste est devenue la norme à l'échelle mondiale, les banquiers centraux procédant à des mouvements de taux d'intérêt qui n'avaient pas été vus depuis les années 1990, à la fin d'une lutte dans le monde développé contre l'inflation qui s'était enracinée dans les années 1970.

La Banque centrale européenne, à l'instar de la Fed, a relevé au début du mois son taux d'intérêt directeur de trois quarts de point de pourcentage pour la première fois de son histoire ; la banque centrale de Suède a approuvé cette semaine sa première hausse de un point de pourcentage en 30 ans.

La Banque d'Angleterre et les banques centrales de Suisse et de Norvège se réuniront cette semaine, et les marchés s'attendent à ce qu'elles annoncent des hausses de taux importantes.

De telles augmentations des coûts d'emprunt peuvent s'alimenter mutuellement, modifiant la dynamique des devises, des prix et du commerce d'une manière qui incite les autres banques centrales à réagir, en particulier sur les marchés émergents où les fluctuations des taux de change et la hausse des taux d'intérêt en dollars peuvent provoquer des chocs financiers inattendus.

Sous l'impulsion de la Fed, qui se concentre de plus en plus sur la lutte contre l'inflation, le resserrement est devenu si prononcé que certains ont commencé à s'inquiéter de la surenchère.

"Presque partout, les banques centrales se sentent accusées d'être à la traîne", en ne parvenant pas à anticiper pour empêcher le bond de l'inflation en 2021, a écrit Maurice Obstfeld, l'ancien économiste en chef du Fonds monétaire international, dans un essai publié la semaine dernière par le Peterson Institute for International Economics. "Le danger actuel, cependant, n'est pas tant que les mesures actuelles et prévues ne parviendront pas à étouffer l'inflation. C'est qu'elles aillent collectivement trop loin et entraînent l'économie mondiale dans une contraction inutilement dure."

Entre les contrecoups de la pandémie de COVID-19 et l'invasion russe de l'Ukraine, le président de la Banque mondiale, David Malpass, a averti la semaine dernière que l'économie mondiale pourrait approcher "une période prolongée de faible croissance et d'inflation élevée."

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Tuesday, September 20, 2022

La Thaïlande se tourne vers la Russie alors que les dépenses touristiques chutent considérablement - Toute la Thaïlande

Pour faire face à la baisse des dépenses touristiques, la Thaïlande veut attirer les voyageurs russes alors que ceux-ci sont bloqués dans de nombreux pays européens.

Cette semaine, l'Autorité du tourisme de Thaïlande (TAT) a déclaré aux journalistes que, dans les mois à venir, la connectivité aérienne entre la Thaïlande et le reste du monde sera à 50 % de celle observée en 2019, alors que les chiffres révèlent une forte baisse des vols long-courrier et des dépenses par voyageurs.

La Thaïlande devrait terminer l'année avec un peu plus d'un cinquième des recettes du tourisme étranger enregistrées en 2019, bien qu'elle ait accueilli plus de 10 millions de visiteurs, en raison de la baisse des dépenses des touristes.

Cela intervient alors que les responsables du tourisme du royaume se concentrent sur l'amélioration de la connectivité des vols vers le pays, ce qui a provoqué la perte de visiteurs long-courriers des pays occidentaux cette année, les tarifs élevés décourageant les voyageurs potentiels.

Le royaume devrait accueillir 6 millions de visiteurs d'ici la fin du mois et prévoit d'accueillir pendant les mois d'hiver des vols charters réguliers en provenance de Russie.

Le ministre thaïlandais du Tourisme et des Sports, Phiphat Ratchakitprakarn, a semblé mardi jeter l'éponge sur la saison touristique de cette année lorsque le gouvernement a prévu entre 430 et 440 milliards de bahts de recettes touristiques étrangères pour 2022.

Cela ne représente que 21 % du niveau que le royaume a connu en 2019 et suggère qu'il faudra un certain temps pour que l'industrie se rétablisse complètement.

6 millions de touristes étrangers seront arrivés en Thaïlande d'ici le 30 septembre

Yuthasak Supasorn, de l'Autorité du tourisme de Thaïlande (TAT) a déclaré aux journalistes que d'ici la fin septembre, le pays aura vu passer 6 millions de touristes étrangers, principalement par les aéroports internationaux.

Les chiffres du début de l'année au 17 septembre confirment 5,43 millions d'arrivées.

M. Yuthasak a expliqué qu'à partir du 1er octobre et jusqu'à la fin de l'année ou à partir du début de la haute saison, la Thaïlande devrait voir arriver 1,5 million de visiteurs par mois, ce qui porterait le total entre 10 millions et 10,5 millions pour 2022.

Il a noté que la connectivité des compagnies aériennes s'est améliorée et que pendant cette période, le pays verra 50 % de la capacité de vol allouée à la Thaïlande par les compagnies aériennes nationales et internationales.

50 % des travailleurs de l'hôtellerie à Phuket sont toujours au chômage

De nombreux hôtels du royaume sont toujours fermés et le niveau d'emploi, selon un grand hôtelier présent à Phuket la semaine dernière, M. Suksit Suvunditkul, président de la section sud de l'Association hôtelière thaïlandaise, n'est plus qu'à 50 % de ce qu'il était auparavant.

La tendance de l'industrie cette année a été de voir plus de visiteurs asiatiques de pays tels que l'Inde, la Malaisie et la Corée du Sud avec une pénurie de visiteurs occidentaux long-courriers depuis le début de l'année.

Jusqu'à la fin du mois de juillet, moins de 10 % des visiteurs entrant en Thaïlande provenaient du Royaume-Uni et des États-Unis.

Toutefois, selon des sources de l'Autorité du tourisme de Thaïlande (TAT), certains signes indiquent que le royaume accueillera davantage de visiteurs long-courriers d'octobre à la fin de l'année.

Les dépenses par individu devraient baisser de 11,5 % à 14 %, les visiteurs asiatiques étant plus nombreux cette année

Néanmoins, les dépenses prévues cette année par les touristes étrangers se situent entre 43 000 et 44 000 bahts (1 163,48 à 1 190,54 euros) par tête, avec un chiffre de 44 286 bahts observé à la fin du mois d'août.

Ce chiffre est en baisse de 11,5 % à 14 % sur les recettes du tourisme étranger générées par tête en 2019.

Le patron de l'Autorité du tourisme de Thaïlande (TAT), M. Yuthasak, a mis l'accent mardi sur les aspects positifs en déclarant que la reprise du secteur s'accélère, tout en soulignant l'amélioration de la connectivité aérienne qui, pendant la majeure partie de l'année, s'est limitée à 30 à 33 % des niveaux antérieurs.

Voir : L'industrie du tourisme de Thaïlande est durablement endommagée

"Auparavant, nous étions préoccupés par le manque de places assises.

Même si cet obstacle demeure, il y a un signe d'amélioration, car davantage de compagnies aériennes internationales ont confirmé leurs programmes d'hiver pour la Thaïlande", a-t-il déclaré aux journalistes mardi.

Il a expliqué que son agence travaille actuellement sur le retour de la connectivité des vols en tant que priorité dans le but de soutenir la reprise de l'industrie.

Il est prévu d'organiser des vols charter au départ de la Russie pour transporter des touristes

Il a souligné les efforts déployés par la Thaïlande pour attirer les touristes étrangers en provenance de Russie.

Les ressortissants russes font actuellement l'objet d'une interdiction de voyager de plus en plus étendue, à commencer par les pays européens voisins, en particulier les États baltes, dont la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie et la Pologne.

Dans le cadre des plans de la Thaïlande dévoilés cette semaine, qui visent le marché russe, les agences de voyage feront venir des passagers russes dans le royaume sur des vols affrétés trois fois par semaine à partir de la haute saison d'hiver.

Négociation avec la compagnie taïwanaise EVA Air pour renforcer la connectivité avec l'Europe

M. Yuthasak a également révélé que l'Autorité du tourisme de Thaïlande (TAT) est en négociation avec la compagnie taïwanaise EVA Air pour mettre en place des liaisons aériennes vers Taipei, grâce auxquelles le trafic international en provenance d'autres régions du monde pourra également être acheminé vers et depuis la Thaïlande, y compris les pays européens.

EVA Air assure un vol populaire entre Vienne et Taipei.

L'accès restreint à certains pays comme le Japon et la Chine constitue actuellement un problème majeur pour la Thaïlande, car il a un effet d'entraînement sur l'accès et la connectivité de la Thaïlande, tandis que les principales compagnies aériennes occidentales donnent actuellement la priorité à leurs résultats commerciaux en concentrant leurs ressources sur les routes les plus rentables.

Davantage de liaisons long-courriers

En outre, les compagnies aériennes basées en Thaïlande, telles que Lion Air et Air Asia, tout en s'engageant à reprendre, voire à développer, les liaisons long-courriers avec des pays tels que l'Australie, le Japon et Taïwan, donnent pour l'instant la priorité aux vols intérieurs, où les charges sont plus importantes.

Dans l'intervalle, le patron de l'Autorité du tourisme de Thaïlande (TAT), M. Yuthasak, a promis davantage de liaisons long-courriers vers la Thaïlande dans les mois à venir.

Il a déclaré qu'il y a eu un regain d'intérêt pour la Thaïlande alors que l'industrie commence à trouver ses marques.

La tendance en matière d'aviation a légèrement changé.

Les touristes d'Asie et d'Europe sont plus nombreux à demander des vols directs vers des destinations touristiques telles que Phuket", a-t-il expliqué cette semaine lors d'un séminaire au siège de l'agence à Bangkok.


Source : Thai Examiner

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Iran : 3 morts alors que les protestations contre la mort de Mahsa Amini s’étendent - Sud Ouest

Mahsa Amini, âgée de 22 ans et originaire de la région du Kurdistan (nord-ouest), a été arrêtée le 13 septembre à Téhéran où elle était en visite avec sa famille, pour « port de vêtements inappropriés » par la police des mœurs, une unité chargée de faire respecter le code vestimentaire strict de la République islamique d’Iran pour les femmes.

En Iran, se couvrir les cheveux est obligatoire en public. La police des mœurs interdit en outre aux femmes de porter des manteaux courts au-dessus du genou, des pantalons serrés et des jeans troués ainsi que des tenues de couleurs vives, entre autres. Masha Amini est tombée dans le coma après son arrestation et est décédée le 16 septembre à l’hôpital, selon la télévision d’État et sa famille.

Des militants affirment qu’elle a souffert d’une blessure à la tête alors qu’elle était en détention. La police iranienne a rejeté ces accusations et une enquête a été ouverte. Le décès de la jeune femme a suscité une vague de colère en Iran, où des manifestations ont éclaté samedi au Kurdistan, puis à Téhéran et dans d’autres régions d’Iran.

Mardi, le gouverneur du Kurdistan, Ismail Zarei Koosha, cité par l’agence de presse Fars, a fait état de « trois morts » lors des manifestations dans différentes localités de la province, sans préciser de date. Il a qualifié ces morts de « suspectes, faisant partie d’un complot fomenté par l’ennemi ». Il a aussi affirmé que l’une des victimes avait été tuée par un type d’arme non utilisé par les forces iraniennes.

Envoyé de Khamenei chez la famille

Face à la colère provoquée par cette mort, le représentant du guide suprême Ali Khamenei au Kurdistan, Abdolreza Pourzahabi, s’est rendu lundi au domicile familial de Masha Amini, selon l’agence Tasnim.

L’émissaire a déclaré à la famille que « des mesures seront prises » et que l’ayatollah Khamenei était « peiné » par ce décès. « Comme je l’ai promis à la famille Amini, je suivrai le dossier jusqu’au bout », a-t-il dit.

À l’étranger, la Haute Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme par intérim, Nada Al-Nashif, a exprimé « son inquiétude face à la mort en détention de Mahsa Amini […] et à la réaction violente des forces de sécurité aux manifestations qui ont suivi ». « La mort tragique de Mahsa Amini et les allégations de torture et de mauvais traitements doivent faire l’objet d’une enquête rapide, impartiale et efficace par une autorité compétente indépendante […]», a-t-elle ajouté.

La mort de la jeune femme a aussi provoqué des critiques de hauts responsables iraniens contre la police des mœurs, connue officiellement sous le nom de Gasht-e Ershad, ou « patrouille d’orientation ». Au Parlement, le député Jalal Rashidi Koochi, cité par l’agence ISNA, a estimé que la police des mœurs « cause des dommages au pays ».

Supprimer l’unité ?

« Afin d’éviter la répétition de tels cas, les méthodes utilisées par ces patrouilles d’orientation […] devraient être revues », a affirmé le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf à l’agence officielle IRNA. Plus radical, un autre parlementaire a annoncé son intention de proposer la suppression complète de cette force.

« Je crois qu’en raison de l’inefficacité du Gasht-e Ershad à faire comprendre la culture du hijab, cette unité devrait être supprimée, afin que les enfants de ce pays n’aient pas peur quand ils croisent cette force », a déclaré Moeenoddin Saeedi.

Pour l’Organisation pour la promotion de la vertu et la prévention du vice, une organisation influente affiliée à l’État iranien, « il faut cesser d’arrêter et de poursuivre les personnes portant mal leur voile car cela a pour effet d’accroître les tensions sociales. Il faut amender la loi pour que cela soit considéré uniquement comme une infraction ».

Dimanche, la police a procédé à des arrestations et tiré des gaz lacrymogènes au Kurdistan pour disperser des centaines de manifestants. Des protestations ont eu lieu lundi à Téhéran, notamment dans plusieurs universités, et à Mashhad, deuxième ville du pays, selon les agences Fars et Tasnim.

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